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October 08 Changement climatique et tourisme - Faire face aux défis mondiaux
La Deuxième Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme « engage instamment l’ensemble du secteur touristique à prendre des mesures pour faire face au changement climatique, un des plus grands défis du XXIe siècle menaçant le développement durable et les objectifs du Millénaire pour le développement ». La Déclaration de Davos présentée à la clôture de cette conférence souligne que « dans le cadre en pleine évolution des Nations Unies, le secteur du tourisme doit réagir rapidement à la modification du climat s’il veut connaître une croissance durable ». Un secteur qui contribue de plus en plus au réchauffement climatique Cette conférence de trois jours, qui s'est achevée le 3 octobre, aura été l'occasion de traiter du défi mondial de la modification du climat et des mesures du secteur touristique sous les angles tant de l’adaptation des destinations que de l’atténuation de son propre impact sur ce phénomène. En effet, Selon l'OMT, environ 842 millions de voyages ont été effectués dans le monde l'an dernier et le nombre de voyages internationaux devrait atteindre 1,5 milliard en 2020. Les transports, le logement et d'autres activités touristiques comptent pour 4 à 6% du total des émissions de gaz à effet de serre, selon le rapport onusien. Un peu moins des trois-quarts des émissions de gaz à effet de serre produits par le tourisme proviennent des transports - 40% des transports aériens et 32% des automobiles - et 21% du logement. La croissance continue du secteur pourrait conduire à une augmentation de 150% de ses émissions de gaz dans les 30 prochaines années. Le Sous-Secrétaire général de l’OMT, Geoffrey Lipman, y a affirmé : « Nous savons que, s’agissant du changement climatique et de la pauvreté, les solutions sont étroitement liées. Ici, à Davos, le secteur du tourisme s’est engagé à adopter dès à présent une position stratégique à maintenir dans la durée, ainsi qu’à apporter de la sorte sa contribution à la feuille de route mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la Conférence de Bali sur le changement climatique à la fin de cette année. Nous quittons Davos plus optimistes quant à notre avenir après être parvenus à un accord pour renforcer la durabilité essentielle de notre capacité de réaction dans les quatre domaines économique, social, environnemental et climatique. » Cet engagement requiert du secteur touristique des mesures pour : - limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES), que causent tout particulièrement les transports et les installations d’hébergement ;- adapter les entreprises et les destinations touristiques à la modification des régimes climatiques ;- appliquer les techniques existantes et nouvelles pour améliorer le rendement énergétique, et- se procurer des ressources financières pour aider les régions et pays pauvres. Le chef de l’unité Tourisme du PNUE, Stefanos Fotiou, a souligné combien la conférence avait prouvé « que le secteur du tourisme est confronté au défi du changement climatique et qu’en même temps, il contribue d’une façon non négligeable aux émissions de gaz à effet de serre. Elle a aussi démontré que, moyennant une démarche plus intelligente de développement mieux géré, le tourisme peut aider à faire reculer la pauvreté dans les pays en développement, réduire sa propre empreinte carbone et participer à la protection des ressources naturelles et reposant sur la nature. Bref, le tourisme a un rôle potentiellement très important et très positif à jouer pour relever à notre époque les défis fondamentaux de la durabilité. » Destinations ne libérant pas de carbone Les professionnels du tourisme doivent se préparer à un éventuel changement de la demande touristique qui réagirait ainsi à la modification du climat. Les transports étant un des sous-secteurs contribuant de la façon la plus évidente au réchauffement du globe, l’accroissement de la prise de conscience des touristes pourrait les amener à se détourner du tourisme lointain et à préférer les destinations à courte distance. Or, cette redistribution des flux risquerait de nuire aux pays les moins avancés, dont la plupart dépendent énormément des recettes touristiques. En effet, 46 des 49 pays les plus pauvres du monde comptent sur le tourisme international comme principale source de rentrées de devises.À la conférence de Davos, le Sri Lanka a annoncé avoir pris l’initiative « Le Sri Lanka sans émission nette de carbone, poumon de la Terre ». Cette mesure politique concrète est un compromis qui jette un pont entre la sensibilisation à l’environnement et le potentiel qu’a le tourisme de favoriser le développement. Petit pays tributaire des voyages sur de longues distances pour obtenir des recettes touristiques, le Sri Lanka affronte le défi du changement climatique en ayant pour objectif de devenir la première destination sans émission nette de carbone. Comme ses forêts tropicales peuvent piéger de grandes quantités de carbone qui autrement s’ajouteraient au CO2 de l’atmosphère, il aspire à être un poumon de la Terre dans le domaine du tourisme. Vu son engagement en faveur de tout un éventail d’activités en matière d’UTCATF (utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) associées à des programmes adaptés de compensation des émissions de carbone, « cette initiative a une valeur à la fois réelle et symbolique et nous espérons que d’autres pays et d’autres acteurs du tourisme rejoindront la communauté des poumons de la Terre pour mettre en place un cadre mondial qui contribuera à l’action d’ensemble des Nations Unies face au changement climatique », a dit le Sous-Secrétaire général de l’OMT, Geoffrey Lipman. Pour une troisième conférence sur le changement climatique et le tourisme La conférence de Davos a demandé à l’OMT de renforcer cette méthode d’action en collaboration avec le PNUE et l’OMM et de convoquer, quand il conviendra dans l’avenir, une Troisième Conférence sur le changement climatique et le tourisme pour examiner les progrès accomplis, maintenir les niveaux d’action et définir les nouveaux besoins et les nouvelles dispositions à prendre. Quant au Sous-Secrétaire général de l’OMM, Jeremiah Lengoasa, il a dit : « Alors que le climat est bien une ressource précieuse essentielle à l’activité touristique, il ne faut pas sous-estimer le fait que la modification du climat et les risques qu’elle entraîne peuvent avoir des conséquences pour l’infrastructure, les populations, les réseaux financiers et les écosystèmes qui sont vitaux pour le succès du tourisme à tous les échelons. L’OMM invite instamment les gouvernements et les professionnels à renforcer les partenariats sur les liens entre le climat et le tourisme, à bien utiliser les informations et les prévisions en matière de climat que fournissent les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et à incorporer les facteurs climatiques dans les politiques et plans de développement et de gestion du tourisme de façon à assurer l’avenir durable du secteur. » La Déclaration de Davos et les résultats de la conférence serviront de point de départ aux débats du Sommet ministériel de l’OMT sur le tourisme et le changement climatique, prévu le 13 novembre prochain à Londres, au Royaume-Uni, à l’occasion du World Travel Market. Ils seront soumis pour adoption à l’Assemblée générale de l’OMT, dont la session se déroulera du 23 au 29 novembre à Cartagena de Indias, en Colombie, et ils seront également présentés à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui se tiendra en décembre à Bali, en Indonésie. IL FAUT REAGIR VITE !
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October 03 Le Grenelle de l'environnement veut révolutionner la vie des Français
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October 01 Étude de l'OCDE: Les biocarburants plus nocifs que le pétrole
Un rapport publié, la semaine dernière, par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que les biocarburants auraient en fait des impacts plus importants sur l'environnement que le problème auquel il tente de répondre. Les biocarburants, souvent perçus comme la solution ultime aux problèmes de dépendance énergétique, une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs et une aide précieuse dans le combat contre les gaz à effet de serre, pourraient en fait être extrêmement nocifs pour l'environnement et créer une augmentation significative des prix des aliments.
Le rapport arrive un an après la sortie publique contre l'éthanol de l'un des plus grands botanistes de la planète, Peter Crane, alors directeur du Jardin botanique britanique. «La poussée actuelle pour le développement des biocarburants crée des tensions non-durables qui vont déstabiliser les marchés sans pour autant créer de bénéfices significatifs pour l'environnement», affirme le rapport cité par l'agence de presse Reuter.
«Lorsque l'acidification, l'utilisation de fertilisant, la perte de biodiversité et la toxicité des pesticides agricoles sont pris en considération, l'impact environnemental global de l'éthanol et du biodiesel peut très facilement dépassé ceux du pétrole et du diesel minéral», poursuit le rapport. L'OCDE en appelle donc aux gouvernements pour qu'ils coupent leurs subventions à ce secteur et propose d'encourager plutôt la recherche dans des technologies qui éviteraient de faire compétition à l'usage des terres pour la production alimentaire.
Les incitatifs pour encourager la production de biocarburants tels que les réductions de taxe mises en place dans plusieurs régions - dont l'Union Européenne et les États-Unis - pourraient en fait cacher d'autres objectifs que les impératifs environnementaux.
Toujours selon Reuters, le rapport affirme que «les politiques encourageant la production de biocarburants apparaissent comme une manière facile de protéger l'agriculture domestique des contrecoups des négociations sur la libéralisation des marchés agricoles».
Le rapport encourage plutôt l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement qui possèdent des systèmes écologiques et climatiques plus adaptés à la production de biomasse.
Il encourage enfin la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des transports mécaniques nécessitant du pétrole.
Rappelons également qu'une étude dirigée par Mark Jacobson, un professeur de génie civil et environnemental de l'Université Stanford, publiée en avril dans la revue Environmental Science and Technology, affirmait que l'impact de l'éthanol sur la qualité de l'air et le smog est équivalent, sinon légèrement pire, que celui du pétrole . NOUS AVONS UNE AUTRE SOLUTION ! POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ-MOI September 29 Record "stupéfiant" de fonte de la banquise en ArctiqueL'Arctique vient de battre un triste record : celui de la plus petite superficie de glace de mer jamais observée. Or il s'agit là de l'un des meilleurs indicateurs du réchauffement climatique en cours...
![]() Couverture de la banquise en Arctique le 16 septembre 2007La moyenne mensuelle de 1979 à 2000 est représentée en violet crédit : National Snow and Ice Data Center, 09/2007
Dès août, les observateurs s'inquiétaient de la fonte précoce et jamais égalée de la glace de mer en Arctique. En effet, au 17 août, l'extension de la banquise arctique était de seulement 5,26 millions de km² alors qu'en septembre 2005, dernier record enregistré, la superficie mesurée était de 5,32 millions de km². Or, le mois de septembre reste le mois où la diminution est la plus forte.
Selon les dernières données du centre américain de recherches sur la neige et la glace (NSIDC), au 16 septembre, la couverture de la glace de mer avait une superficie de seulement 4,13 millions de km². Du jamais vu ! Le déficit par rapport au précédent record de 2005 est de plus d'un million de km², c'est à dire une surface égale à cinq fois le Royaume-Uni ou l'équivalent de la Californie et du Texas réunis.Walt Meier, membre du NSIDC, souligne qu'il "s'agit de la plus forte diminution par rapport au précédent record et c'est assez stupéfiant".Notons que d'après les observations effectuées entre 1979 et 2000, la superficie minimale moyenne de la banquise arctique est de 6,74 millions de km² et apparaît vers le 12 septembre. Par rapport à cette moyenne, l'année 2007 accuse une diminution de 2,61 millions de km², dix fois la superficie du Royaume-Uni."C'est un changement dramatique en une année". Nous sommes certainement dans une tendance décroissante depuis 30 ans, mais la tendance s'accélère vraiment", poursuit Meier.
Rappelons qu'en 1978, lors des premières observations par satellite, la banquise couvrait alors 7,5 millions de km².
Vers une élévation du niveau des océans ?
Non, car la fonte de la glace dans l'eau ne modifie pas le volume occupé par cette dernière. Pour vous en convaincre, vous pouvez faire fondre un glaçon dans un verre d'eau plein : le verre ne débordera pas pour autant.
Par contre, la diminution dramatique de la banquise arctique est un bon témoin du réchauffement climatique et cette accélération "stupéfiante" ne laisse pas présager d'accalmie dans les changements climatiques. De plus, la modification de l'albédo de la région Arctique, avec des surfaces "blanches" moins importantes va accélérer d'autant le réchauffement, dans un cercle vicieux ou rétroaction positive dans le jargon des scientifiques.
IL FAUT RÉAGIR !
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September 26 Manger moins de viande pourrait faire ralentir le réchauffement climatique
Manger moins de viande pourrait contribuer à ralentir le réchauffement de la planète, en entraînant la réduction du nombre de cheptels ovins et bovins et, du même coup, celle des rejets de méthane émanant des animaux, selon une étude publiée jeudi dans un numéro spécial du journal "The Lancet".
Pour les experts, réduire la consommation globale de viande rouge de 10% suffirait à diminuer les émissions de gaz émis par les systèmes digestifs des vaches, moutons et chèvres, qui contribuent au réchauffement global. "Si les gens savaient qu'ils menaçent l'environnement en mangeant plus de viande, ils réfléchiraient à deux fois avant de commander un steak", a déclaré Geri Brewster, nutritionniste à l'Hôpital de Westchester-Nord à New York, qui n'a pas participé à l'étude. D'autres moyens de réduction de ces émissions de gaz, notamment en donnant au bétail du fourrage de meilleure qualité, n'auraient, selon les experts, que des conséquences limitées. Les gaz provenant d'animaux destinés à la consommation représentent en effet le quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. "Ceci fait de la réduction de la consommation de viande la seule véritable option", a déclaré le Dr John Powles, expert en santé publique de l'Université de Cambridge, un des auteurs de l'étude. La quantité de viande consommée varie considérablement dans le monde. Dans les pays développés, on mange environ 224 grammes de viande par jour et par personne. Contre seulement 31 grammes par jour en Afrique. Face à une demande qui ne cesse d'augmenter dans le monde, les experts s'inquiètent de l'augmentation des élevages et de son corolaire, les émissions de gaz, notamment de méthane et de protoxyde d'azote, qui font monter la température. En Chine, par exemple, la population mange deux fois plus de viande qu'il y a dix ans. Selon John Powles, une consommation de viande moyenne limitée à 90 grammes par jour et par personne dans le monde pourrait éviter l'accélération du réchauffement par les gaz à effet de serre. Manger moins de viande rouge contribuerait aussi à améliorer la santé de la population. Powles et les co-auteurs estiment que réduire la consommation de viande réduirait aussi le nombre de maladies cardio-vasculaires et de cancers. "Dans notre société, nous consommons trop de protéines", estime Geri Brewster. "Si on mangeait moins de viande rouge, ça aiderait aussi à réduire l'épidémie d'obésité" .Selon les experts, il faudra probablement des décennies avant que la population accepte de changer ses habitudes. "Nous devons mieux comprendre les conséquences de notre alimentation", a estimé le Dr Maria Neira, directrice du service de santé publique et de l'environnement de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). "C'est une théorie intéressante qui nécessite d'être mieux étudiée", a-t-elle ajouté. "Manger moins de viande pourrait vraiment représenter un moyen de réduire les émissions de gaz et le changement climatique". AP NOUS AVONS UNE SOLUTION, QUI NE METTRA PAS NOS ÉLEVEURS EN PÉRIL. POUR SAVOIR COMMENT FAIRE CONTACTEZ-MOI http://economie-de-carburant.travaillez-domicile.com/ |
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